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Quand la ménopause rime avec métamorphose

by / dimanche, 21 février 2016 / Published in Style de vie naturel

Quand la ménopause rime avec métamorphose

Il s’agit à présent de réfléchir sur la fin ou le début de quelque chose.

Tel un verre à moitié plein, demain est effectivement le premier jour du reste de notre vie. Bien des femmes se laissent aller à ne gouter qu’un verre à moitié vide après leur ménopause, l’associant à la fin de leur vie de femme, la fin de leur libido et de leur activité sexuelle, la fin leur pouvoir de séduction, de leur charme, de leur jeunesse, de leur harmonie de couple…Elles associent cette étape de vie au devenir péjoratif d’une femme retraitée, d’une mamy, d’une femme âgée…

Pourtant, et bien au-delà des fluctuations psychologiques liées aux taux des hormones circulantes, il semble que des réflexes ancestraux influencent négativement l’aventure en cette étape de vie. En effet, parmi les fonctions archaïques ayant largement dominé l’histoire du féminin, la procréation tient la place centrale. Il s’ensuit que, même inconsciemment, chaque femme approche la cinquantaine comme elle approche le deuil incontournable de son pouvoir d’enfanter, de perpétuer l’espèce

En ceci, et selon sa propre histoire, la qualité relationnelle du couple ou les mémoires de sa généalogie familiale, des connotations émotionnelles d’échec peuvent s’ajouter à ce malaise, voire de trahison. Pis encore, des croyances erronées se surajoutent au tableau souvent, tel que complexes évoquant l’incompétence, la dévalorisation ou la punition. On est alors confronté à une psychologie souffrante et conflictuelle qui fera de la ménopause une phase de vie vraiment plus difficile.

Nous sommes largement ce que nous pensons et, les pensées générant ou s’associant à des émotions négatives, tout se passe comme si des lunettes déformantes altéraient le réel…

Durant des siècles, l’Église fixait l’âge canonique de 40 ans comme « celui où la femme peut côtoyer le prêtre sans danger pour la chair ».

On croit rêver.

La ménopause peut être l’été indien de la femme : moins torride peut-être que l’été proprement dit, certes, mais pas encore l’automne et encore moins l’hiver !

Il est totalement réducteur d’associer la féminité à la procréation et ce que la femme ménopausée n’engendrera plus dans son ventre, elle pourra le former en sa pensée, en son cœur ou en sa vie sociale ou spirituelle.

Vers une alchimie profonde

Pour qu’il y ait « âge d’or » de la femme, il est nécessaire de se pencher vers le travail alchimique du plomb -symbolisé par Saturne, le maître du temps (Chronos) et la puissance de la crise (le climatère ou les symptômes indésirables de la ménopause), symbolisé par Pluton, lui-même associé à la sphère sexuelle et à la transformation. Tous les éléments sont réunis pour permettre la métamorphose si la femme s’investit réellement dans un processus créateur nouveau. A jamais, elle demeure le creuset, l’Athanor sacré où, faute d’œuf à laisser croitre en son ventre, d’autres énergies ascendantes sont libérées, porteuses de forces fécondantes vers tant d’autres plans, tant d’autres fonctions !

En termes énergétiques, on parlera de transmutation d’un chakra à un autre[1] ; en termes de psychologie transpersonnelle ou de spiritualité, on parlera de transcendance. Sans rendre la lecture de ce chapitre trop difficile, rappelons que les médecines orientales considèrent que les chakras mettent en relation les plans subtils (émotionnel et vital) et le plan physique (corps dense). Ils transmettent les énergies environnantes (terrestres et surtout solaires) en les ajustant aux besoins de la physiologie, et selon l’évolution, la croissance spirituelle de la personne.

Or, c’est le second chakra, dit centre abdominal ou sacré, qui préside à la vie sexuelle de l’homme comme de la femme, donc aux fonctions gonadiques, à la reproduction[2].

C’est le cinquième, dit laryngé, ou centre de la gorge, qui préside aux fonctions thyroïdiennes, mais aussi à toutes les formes supérieures de créativité. Lié à la parole et au chant, ce centre est promis, pour un avenir encore lointain, à une forme subtile de procréation (entendons ici ce terme au plan symbolique), sur le mode rappelant la fonction créatrice et spirituelle du Verbe.

Chez l’artiste et le créateur spiritualiste, les énergies sexuelles du second centre sont systématiquement orientées naturellement vers le 5ème centre, que ce soit consciemment ou non.

Il se passe la même chose chez le chanteur qui puise en ses forces vives abdominales pour placer sa voix et gagner en puissance et qualité vocale.

L’importance ésotérique du chant chez tous les religieux et religieuses d’orient et d’occident évoque cette magie énergétique de l’indispensable transcendance sexuelle vers le plan spirituel.

Notons que bien des artistes furent et sont supérieurement puissants au plan de la libido (et Victor Hugo, Léonard de Vinci, Salvador Dali ou Picasso ne sont pas des cas isolés !)

Célibataires : chantez et chantez encore !

Pour la femme ménopausée, l’opportunité de transmuter les énergies abdominales -donc formatrices et liées à la sphère sexuelle- vers d’autres plans de créativité, est proprement une grâce que lui offre Mère Nature :

Elle peut ainsi optimiser les trois centres énergétiques situés au-dessus du diaphragme.

  • Les fonctions du centre cardiaque, promises à plus d’amour et de joies inconditionnelles, de pardon, de compassion, de bienveillance et d’équanimité.
  • Celles du centre laryngé, promises à plus de créativité artistique, de sens esthétique, de parole juste.
  • Celles du centre frontal, promis à plus de sagesse, de discernement, de lucidité et d’intuition.

De même, aux fonctions qualifiées d’horizontales (voyager, se reproduire, consommer, lutter, jouir…) se substituent des fonctions lumineuses d’une autre nature, verticales c’est-à-dire aspirant à se relier à son âme, à son maître intérieur, voire à la source, au grand Tout.

Chez l’homme comme chez la femme, la Nature (ou l’intelligence cosmique, universelle) a imposé des limites temporelles au corps dense (le véhicule physique), comme pour inciter la personne, sur un mode pédagogique toujours, à s’élever toujours plus en conscience, à croître, et donc à évoluer.

Ainsi, sur le plan d’une réflexion analogique, on peut proposer des changements de fréquence selon que l’on s’investit et s’assimile soit à l’être existentiel (le moi-je ou égo, personnalité, horizontalité) soit à l’être essentiel (Soi, Âme, verticalité).

Peu importe pour le lecteur non versé dans l’énergétique subtile que ces changements de fréquences correspondent ou non à des transmutations liées aux chakras, il suffit de demeurer l’esprit ouvert et d’être prêt à réfléchir paisiblement aux mots-clés de ce tableau :

Etoile de Marie - La Ménopause - Tableau - Daniel Kieffer

 

À l’image d’une note de musique que l’on peut jouer dans le registre des basses ou à l’octave supérieure, la partition de la vie humaine peut ainsi être interprétée à différentes octaves.

Sur ce mode, la femme ménopausée peut alors orienter son comportement vers d’autres choix, d’autres relations, d’autres activités, et en jouir véritablement. La nature ne donne-t-elle pas un clin d’œil en cette occasion lorsqu’elle propose souvent à la femme qui avance en âge

  • de se consacrer à ses petits-enfants de tout son amour ?
  • de trouver plus de temps pour s’investir dans une œuvre humanitaire? une association caritative ?
  • d’oser se consacrer à un art que souvent, elle avait mis de côté pour s’investir dans son travail il y a fort longtemps (musique ? peinture ? poésie ? littérature ? écriture ? sculpture ? chant ? danse ? …)
  • de s’accorder du temps pour soi et pour ses idéaux spirituels: cours de yoga ? pratique méditative ? groupes de prière ? partages socioéconomiques avec telles populations défavorisées ?
  • de pardonner ? … car l’âge d’or de la femme ménopausée ne permet-il pas d’enfin trouver les forces profondes pour pardonner authentiquement à telle ou telle personne pour laquelle un contentieux toxique faisait office de cancer relationnel ? de se pardonner à soi-même ?

Tous ces exemples -et les mille autres qui se présenteront à la conscience des lectrices et des lecteurs méditant ce chapitre- éclairent les capacités de transcendance inouïes de chaque humain, l’univers de tous les possibles qui se révèlent lorsqu’on réoriente sa vie -littéralement, lorsque l’on trouve un nouvel orient, une lumière spirituelle- à l’occasion d’une crise le plus souvent.

La physiologie montre aussi bien aujourd’hui que la pyramide hormonale fonctionne effectivement de haut en bas : l’hypothalamus commande à l’hypophyse (ou pituitaire), qui elle-même lance ses messages à la thyroïde, aux surrénales, aux ovaires ou aux testicules… On sait même que -plus haut encore que le couple hypothalamo-hypophysaire- préside en fait la glande épiphyse ou pinéale, sommet de l’édifice endocrinien dont la principale fonction est de réguler tous les rythmes biologiques en relation avec rien de moins que … la lumière !

Les études universitaires les plus à la pointe de la chronobiologie démontrent même que si la glande pinéale répond bel et bien aux variations lumineuses, elle fait de même chez les méditants qui visualisent la lumière !

En d’autres termes, on peut leurrer les cellules cérébrales avec l’imagination créatrice… et ce n’est probablement pas un hasard si les enseignements spirituels du monde entier associent à la lumière à la connaissance, ou bien sacralisent le soleil, ou conseillent de méditer sur la lumière pour s’en rapprocher en esprit

Les gonades étant les glandes les plus basses (les plus proches du sol !), elles sont en quelque sorte en bout de chaîne et font figure de base pour l’alignement vertical des glandes. Or, et nous faisons ici le lien avec la notion de transcendance si importante pour la femme ménopausée, il s’agit bel et bien d’inverser le courant énergétique et de tourner de bas en haut les courants subtils.

Un exercice peu connu de Qi-Gong a même pour objectif d’accompagner cette pénible ascension de notre montagne sacrée :

Il s’il s’agit d’une méthode utile aux célibataires et aux jeunes personnes des deux sexes souvent encombrées par une énergie sexuelle débordante, voire obsessionnelle, elle s’adapte aussi tout particulièrement à la femme ménopausée. Elle invite doucement à la transcendance des énergies gonadiques vers des destinations supérieures. Sans danger, elle évite les pièges habituels de la frustration ou de la culpabilité tout en assurant une forme d’économie des énergies sexuelles.

– Assis le dos droit sans effort, placer la main gauche dessus du pubis, à hauteur des ovaires pour la femme[4]. On peut pratiquer en demeurant habillé.

– La main droite vient en contact avec le centre vital Hara (juste sous le nombril).

– Respirer très consciemment, lentement et toujours par le nez, comme si l’on aspirait le flux énergétique des ovaires –ou des testicules- par la main gauche et comme si l’on expirait tout aussi lentement et consciemment par la main droite. Telle une « transfusion », ressentir l’énergie vitale dégager la zone la plus basse pour venir charger, nourrir, dynamiser, vitaliser le centre Hara[5]. Continuer pour une douzaine de respirations tranquilles.

Cette toute première étape prépare simplement à l’action et développe des qualités de courage, de centrage émotionnel, de stabilité et de force dans l’action.

– Il est ensuite souhaitable de continuer l’exercice en déplaçant seulement la main droite qui viendra nourrir et harmoniser le centre cardiaque puis ceux qui lui sont supérieurs (gorge puis front).

– Peut se pratiquer dans cet ordre ou bien simplement à un seul niveau de « transfusion », selon les besoins du moment et les indications déjà approchées plus haut dans ce chapitre :

  • mains droite devant le centre cardiaque : pour un meilleur développement des potentiels du pardon, de la compassion, de l’Amour universel, l’accueil de la Joie, de la bienveillance, des énergies christiques ou Bouddhiques… puis
  • main droite devant le centre laryngé (au bas de la gorge) : pour une amélioration de la voix, du chant, de la communication, mais aussi de toute forme de créativité et d’expression artistique … c’est assurément en relation avec ce centre que l’exercice est le plus immédiatement profitable (on a vu que le câblage subtil était comme préinstallé)
  • mains droite simplement posée sur la cuisse droite, ouverte vers le ciel, et NON pas placée devant le centre frontal : pour plus de lucidité, de discernement, de synthèse, d’intuition, d’accès à la sagesse, à la connaissance… Y visualiser la lumière solaire dorée de la Sagesse éternelle.

Penser plus particulièrement ici le son « OM » comme une vibration profonde faisant écho à la Vie universelle.

Parvenu en ce 6ème centre, et résolument ancré dans une volonté d’évolution non égotique (impersonnelle) et de service à l’écoute de son âme spirituelle, le lien vertical s’établit peu à peu à partir du 7ème centre, au sommet du crâne. L’alchimie suprême peut être espérée : la glande de la lumière (la pinéale est liée au 7ème centre) révélant alors le meilleur de son Or…

Pour autant, ne PAS placer la main devant le front non le crâne. L’exercice se termine lorsqu’on a pratiqué son cycle de respirations. Durant tout le travail, c’est la conscience, la pensée, donc l’activité liée au centre 6 (frontal) qui est aux commandes. Ce centre demeure celui « du veilleur », le centre de pilotage, serein, non affecté, lumineux, paisible et auto-conscient.

Attention :

  • Pour ne pas limiter cet exercice à une simple manœuvre d’auto-magnétisme, il est essentiel de rester très concentré sur le centre où se place la main droite, de visualiser et imaginer l’éveil des qualités et vertus correspondantes, et surtout de développer la volonté de réorienter son comportement dans le sens nouveau choisi.
  • Ne jamais forcer la respiration qui demeure tranquille, lente, régulière, nasale et ample.
  • Il est inutile de toucher la peau et encore moins d’appuyer avec la main droite au niveau des centres subtils.
  • Ne pas dépasser 12 respirations par étape sans la guidance attentive d’un professionnel des soins énergétiques.
  • Stopper si un quelconque malaise ou inconfort se manifestait.
  • Pour des raisons propres au stade d’évolution de l’humanité, il n’est pas souhaitable de consacrer trop de temps à stimuler le centre 3, correspondant au plexus solaire. C’est donc volontairement que ce centre n’est pas impliqué dans l’exercice, car l’on risquerait une activation des émotions parfois difficile à gérer sans accompagnement éclairé[6].

Joyeuse métamorphose, Mesdames !

Daniel KiefferDaniel Kieffer 

Directeur du Collège Européen de Naturopathie Traditionnelle Holistique CENATHO
Membre professionnel de l’OMNES
Commission pédagogique de la FENAHMAN
Président de l’Union Européenne de Naturopathie U.E.N.
Président et conférencier de l’association Objectif : Notre Santé
Membre du comité de pilotage de l’Alliance Pour la Santé
Bibliographie

Dernière parution : Ménopause et andropause : les réponses du naturopathe ; éditions Jouvence.

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[1] En sanscrit, signifie littéralement « roue » d’énergie ; un chakra est un centre énergétique fait de prâna, un vortex subtil appartenant au plan éthérique (zone supérieure subtile mais visible et photographiable néanmoins, de la matière physique). On en compte 7 majeurs, alignés du périnée au sommet du crâne, 21 secondaires, 49 mineurs et quelques milliers d’autres répartis sur le corps. Pour en savoir plus, Les chakras, éditions Jouvence, collection Clin d’œil.

[2] Depuis des erreurs de traduction subies dès les années 40, bien des copiés-collés ont perpétué l’erreur grossière de placer la sexualité en relation avec le chakra de la base (le premier). L’analogie avec les gonades mâles, situées plutôt plus bas que les autres glandes a aussi soutenu cette erreur… Pourtant nous sommes formels, le 1er chakra est essentiellement lié à l’incarnation, à la relation à la terre, aux ancêtres, aux glandes surrénales et non aux glandes sexuelles.

[3] Selon les croyances et expériences spirituelles, on pourra dire de même « que la volonté du Père soit faite » ou encore « que le Plan se réalise »

[4] L’homme pourra pratiquer en tenant ses bourses de la même main gauche, sans serrer.

[5] Hara, centre vital de l’Homme ; K. G. Dürckheim ; éd. Du courrier du livre

[6] Ceci est d’autant plus important que la quasi-totalité de l’humanité fonctionne à présent en priorité via ce centre : on dit qu’elle est comme « polarisée » au centre émotionnel. Gageons que les temps à venir généreront une humanité de plus en plus polarisée au centre 6 (Ajna, centre de la conscience éclairée, centre du Sage Témoin ou du Veilleur, situé entre les sourcils) ; pour ceci, il est important de se « focaliser » sur ce centre progressivement, via la réflexion, la concentration, la méditation, la sophrologie ou le Yoga Nidra par exemple.

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