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Oser jouir sans conscience coupable de notre qualité de vie

by / samedi, 12 septembre 2015 / Published in Style de vie naturel

Et si l’un des secrets du bonheur résidait dans la permanente jouissance d’un présent rendu pleinement conscient, dans l’ici et maintenant des sages, au cœur de cette vivance présentielle¹ enseignée en sophrologie ?

 

Trop simple diront certains.
Trop provocateur répondront d’autres, choqués par le mot du maître indien Swami Ramdas : « La réalisation, l’Eveil sont comparables à un permanent orgasme » !
Pourtant, il nous appartient de nous départir peu à peu de la culpabilité de jouir pleinement de notre vie, libérés des regrets ou des nostalgies comme des projections en un futur, toujours incertain : Le présent devient alors la seule réalité inaliénable, creuset alchimique où peut s’expérimenter une indicible extension du temps aboli, telle une brèche d’authentique éternité déployée.

Néanmoins, cette conscience d’être² ne doit pas nous couper de notre mémoire (car le passé demeure porteur d’irremplaçables acquisitions et de précieuses leçons de vie), ni nous démobiliser de nos projets et aspirations, car ces derniers peuvent s’y inscrire tels des regards toujours tendus vers notre idéal en permanente construction.

Parions que le tout le ciel se réjouit de notre joie !
La Femme et l’Homme heureux font l’expérience de la nouvelle qualité de vie qu’ils s’accordent, sachant non seulement que leur joie est vite communicative mais aussi que le bonheur qu’ils s’accordent, s’il est une grâce en son existence, leur permet de vibrer et rayonner en santé, telle une cellule appartenant à plusieurs grands corps : familial, social, humanitaire, et même cosmique. L’un de mes bons maîtres en philosophie aimait ainsi à répéter malicieusement : « Vous finirez toutes et tous par être heureux, un jour ou l’autre, et probablement dans quelques vies d’ici, … alors commencez de suite ! ». À méditer.

Prendre du temps pour soi est sain, légitime, et réellement indispensable à une bonne gestion de sa vie quotidienne?

S’accorder du temps, c’est en effet se respecter, respecter les rythmes naturels de l’alternance et respecter la circulation harmonieuse de la vie en soi. Très souvent l’on remarque que ce simple conseil déterminera la réussite ou l’échec des cures naturopathiques lors des premières consultations.
Le balancement harmonieux des jours et des nuits, le rythme des saisons, des marées, des pulsations cardiaques, des inspirations et expirations, tout comme le mouvement cyclique des astres est ainsi un appel à intégrer de même des plages de temps pour soi et pour les autres : Comment me dépenser si je ne me recharge pas régulièrement ? Comment bien donner si je suis vide ou déchargé ?
Le psalmiste invite à cette sage mise en réceptivité du souffle de vie lorsqu’il chante à son créateur « Tu oints d’huile ma tête, et ma coupe déborde » … préfigurant de pouvoir aimer son prochain, mais comme soi-même. Loin de devenir une attitude égocentrique, comprenons que cette attitude nous responsabilise et nous accorde d’accéder à l’indispensable plénitude, à partir de laquelle il est enfin possible de rayonner tel un soleil, en un nécessaire débordement d’amour.

Oser introduire du sacré en toute chose.

« Ne doute pas de l’aide de Dieu,
si tu fais selon Sa volonté, car Il veut qu’en cette époque
le monde se transforme par un changement des coutumes,
par le forme réparatrice de la Lumière
et du Feu de l’Amour éternel »
Vincent Van Gogh

On l’aura compris, bien des choses dans la journée de la Femme et de l’Homme heureux se déclinent sur un mode inspiré de méthode, voire de ritualisation de son comportement. Loin d’y voir un système clos ou étouffant, il s’agit pour autant d’y trouver un indispensable cadre, une cohérence jamais aliénante dans laquelle épanouir sa propre dynamique et sa liberté créatrice.
L’essentiel demeure probablement de retrouver en soi l’évidence d’un comportement responsable, serein, et toujours ouvert sur les autres et sur le monde. Pour ce faire, l’introduction du sacré dans la vie quotidienne nous semble un Sésame exceptionnel, qui, bien que sans aucune couleur religieuse particulière, peut ouvrir à une nouvelle et incomparable qualité de vie.
Cette dernière peut alors s’épanouir pleinement dans les dimensions subtiles de la nutrition, de la respiration, des ablutions ou de la sexualité par exemple, et satisfaire non seulement les sens et la santé du corps, mais les appétits et les soifs de l’âme et de l’esprit.
Pour illustrer d’un ultime exemple cette ouverture, évoquons à nouveau Khalil Gibran lorsqu’il parle de manger un fruit sur le mode fusionnel : « Lorsque vous mordez une pomme à pleines dents, dites-lui en votre cœur : Tes semences vivront en mon corps, et tes bourgeons et tes lendemains fleuriront dans mon cœur, et ton parfum sera mon haleine, et ensemble, nous nous réjouirons en toute saisons… »³.

Une invite à changer son comportement.

Bien des écritures parlent du nécessaire avènement d’un « nouveau ciel et d’une nouvelle terre ».
L’Homme heureux a longuement médité les mystères de cette formule hermétique, et il sait que c’est en sa conscience et en celle des générations à venir que peut se réaliser un peu de ce nouveau ciel : Le ciel d’une pensée lumineuse, étoilée de sagesse, de discernement et de lucidité. « Chevauche bien ta tête et voyage librement » écrivait le poète en évoquant cette faculté nécessaire à l’homme en santé, libéré des croyances négatives, des pensées erronées, des doutes qui inhibent et des dogmes qui sclérosent.
Quant à la nouvelle terre, il s’agit bien de nos actes, et de tout notre comportement qui nous engage, effectivement, au quotidien, telles des graines semées par lesquelles nous et nos descendances récolteront les fruits amers ou délicieux.

À l’adage rabelaisien « fais ce que voudras » en son Abbaye de Thélème, nous préférerons in fine le délicieux mot de Saint Augustin « Aime, et fais ce que voudras », ceci afin de demeurer joyeusement sous la coupe et le garde-fou de l’Amour inconditionnel, probablement le seul vrai maître thérapeute lorsqu’il s’applique au respect et à la responsabilité de soi, de son prochain et de notre belle planète bleue.
Dans cette perspective, puissent les conseils naturopathiques proposés par votre naturopathe devenir autant de bonnes graines de métamorphose, diffusées au vent nouveau de la santé authentique et de la fraternité humaine.

Daniel Kieffer Daniel Kieffer
Directeur du Collège Européen de Naturopathie Traditionnelle Holistique CENATHO http://cenatho.fr
Membre professionnel de l’OMNES www.naturopathe.net
Commission pédagogique de la FENAHMAN http://www.fenahman.eu/
Président de l’Union Européenne de Naturopathie U.E.N. http://naturopathy-union.eu/
Président et conférencier de l’association Objectif : Notre Santé http://ons-asso.org
Membre du comité de pilotage de l’Alliance Pour la Santé http://alliance-pour-la-sante.com/
Bibliographie sur http://cenatho.fr

Textes extraits et adaptés de « Naturopathie pratique, les 24 heures de l’Homme heureux », éditions Jouvence.

¹Terme de Alfonso Caycedo, fondateur de la sophrologie en 1960.
²« Êtreté » de Marie-Thérèse Davy ; « Dieu au cœur de mon souffle » de K. G. Dürkheim.
³Le prophète ; Poche

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